Montessori : Quand l’école s’adapte aux enfants, Donna B. Goertz

Présentation :
« Qui n’a pas rêvé d’un système éducatif qui s’adapterait à son enfant, quand celui-ci présente des difficultés d apprentissage ou des troubles du comportement ? Faute de pouvoir transformer l’école, la seule issue résiderait-elle dans les cours particuliers, les redoublements, les tests psychologiques, neurologiques, voire les médicaments ?
Non, répond Donna Bryant Goertz, qui, sur les traces de Maria Montessori, a mis en place un environnement scolaire adapté aux besoins spécifiques des enfants. À travers vingt histoires véridiques, elle nous présente sa pédagogie hors pair qui, malgré un parcours semé d’obstacles, incite l’enfant à rester fidèle à sa nature. Encouragé à s intégrer et à trouver sa place dans la classe, l enfant va peu à peu apprendre à travailler et à jouer avec les autres, sans agressivité. À son rythme, dans un juste équilibre entre liberté et autodiscipline, il va acquérir autonomie et responsabilité grâce à une dynamique d'entraide et de collaboration qui favorisera le bien de tous. »
19,90 € version brochée- 13,99 € version kindle

Commentaires :

Dans cet ouvrage c’est le désir d’apprendre qui est mis à  l’honneur, désir qui se trouve en chaque enfant

Sans relâche l’auteure explique et démontre comment en s’adaptant à l’enfant bien des difficultés disparaissent dès lors où ses besoins fondamentaux sont entendus, où son rythme personnel est entendu.
« Le don du temps est précieux, c’est un don que tout enseignant ou parent pourrait faire généreusement".
Selon elle bien des difficultés sont liées au fait que l’enfant n’est pas entendu et qu’il est contraint de faire des tâches qui ne lui correspondent pas parce qu’elles n’ont aucun sens pour lui ou parce qu’il n’y est pas prêt.
Elle ne nie cependant pas l’existence de troubles réels tels que la dyslexie, elle encourage en revanche à ne pas stigmatiser l’enfant.
Dans cette école la joie de vivre semble constante, les enfants apprennent à leur rythme tout en vivant en démocratie.
De plus le niveau des élèves est bon, elle l’explique par le fait que l’enfant apprend par motivation avant tout
Un seul bémol : les coups des enfants sur les autres enfants semblent fréquents lorsqu’ils n’ont pas encore réussi à évacuer leur agressivité. L’auteure précise que c’est l’accueil de l’enfant tel qu’il est qui permet d’apprivoiser cette colère (elle accueille un certain nombre d’enfants pour qui cette école est une école de la seconde chance). En tant que maman ou élève j’aurais détesté que mon enfant soit frappé ou bousculé, j’aurais détesté l’être. Pourtant j’aimerais visiter une école comme la sienne, m’en imprégner. Le bonheur des enfants semble réel, il est probable que cette violence présentée pour ne pas être niée est par conséquent moins importante que je n’ai pensé à la première lecture.

Isa LISE