5 manières de déjouer la peur de l'échec



5 raisons expliquant la crainte d'échouer :
1- Décevoir ses parents

2- Passer pour un nul ou être "nul"

3- Etre séparé(e) des copains ou copines

4- Avoir des difficultés d'apprentissage

5- Souffrir d'anxiété de performance

Explications et propositions pour déjouer l'échec !

1-Décevoir ses parents

La première raison est certainement de décevoir les parents. Ils semblaient si fiers ces parents lorsque l’enfant s’est élancé sur son vélo et puis l’enfant est tombé. Malgré eux, petite moue de déception bien vite effacée. L’enfant la perçut…
Si l’enfant tombe encore et encore, s’il se trompe encore, les parents sont déçus malgré eux… Une angoisse étreint la gorge de l’enfant : et si bientôt ils ne l’aimaient plus parce qu’il n’est pas l’enfant dont ils ont rêvé ?
Ne nous y trompons pas, même l’enfant qui affirme qu’il « s’en fiche » se moque rarement que ses parents soient déçus…
Pour ne pas décevoir certains vont jusqu’à se saborder, au moins on pourra dire que « s’il voulait, il pourrait« … Il agace, mais dans son esprit il a peut-être moins de risque de perdre l’amour de ses parents.

N’hésitons pas à exprimer notre affection.
Et lorsque l’enfant échoue, dédramatisons, un sourire complice est un bon moyen de signaler notre affection.
De temps à autre parlons de nos propres échecs. L’enfant comprendra que nous aussi nous sommes imparfaits.
Après un échec perturbant n’hésitons pas à proposer une activité que l’enfant réussira certainement.

2-Passer pour un « nul », être « nul »

Les copains y arrivent et pas lui… Bon sang ce que c’est compliqué... Pourquoi est-ce que les autres y parviennent et pas lui ? L’enfant ne sait pas que nous n’avons pas tous le même bagage initial, certains ont plus de facilités que d’autres. L’enfant ne sait pas que chacun a un rythme différent et que si le copain réussit plus vite à pédaler, lui saura peut-être lire plus tôt.
Echouer, est-ce que c’est être « nul« ?
Echouer, est-ce que ça veut dire que les autres vont penser qu’on est « nul » et donc à fuir…

Montrons à notre enfant que le petit copain sait pédaler sur son vélo et pas lui, mais que lui réalise de superbes constructions ou bien qu'il sait lire ou encore qu'il connait énormément de choses sur les oiseaux, rappelons-lui que chacun est différent.
Nous pouvons également lui montrer des petits d’animaux afin qu’il voit qu’eux aussi n’évoluent pas au même rythme. Chacun de nous a des points forts et des points faibles.
Si les copains se moquent, proposons-lui d’ignorer les moqueries ou parfois de rire avec eux d'une chute ou d'une tournure de phrase finalement cocasse.

3-A l’école, échouer peut signifier être séparé(e) de ses copains ou copines

Un redoublement peut impliquer une séparation… En plus des difficultés, la peur d’être séparé(e) peut renforcer la peur d’échouer… et parfois conduire au redoublement…

Parfois la séparation est une réalité lorsqu’il y a changement de classe et d’établissement. 
Un changement de classe n’automatise cependant pas une séparation car les enfants peuvent se retrouver sur la cour de récréation. 
En cas de changement d’établissement, essayons de maintenir le contact.
Essayons surtout d’apprendre à l’enfant à ne pas trop anticiper. Qui sait s’il redoublera ? De bons outils, une aide adéquate permettent régulièrement de vrais progrès.


4-Avoir des difficultés d’apprentissage, est-ce que c’est être condamné(e) à l’échec ?

L’enfant ou l’adolescent s’accroche, il se concentre ou du moins il essaie. Il échoue.
Il essaie d’apprendre, de comprendre. Il échoue.
Il semble abonner aux échecs, échouera-t-il toujours ? Echouera-t-il sa vie ? Echouera-t-il dans le coeur de ses parents?
L’angoisse gronde… tempête… le submerge…

Complexes ces difficultés, parfois pourtant elles sont seulement momentanées, n’hésitons pas à le dire à l’enfant.
D’autre part n’identifions pas l’enfant à ses troubles, il n’est pas une particularité, il est un enfant avec des troubles particuliers. Et surtout évitons de lui dire qu’il est handicapé et qu’il n’y arrivera pas… Oui il a des difficultés, oui elles peuvent l’handicaper dans certains aspects de sa vie, mais il n’est pas seulement ça, il a bien d’autres qualités, il ne peut donc être réduit à un handicap qui parfois d’ailleurs passe quasiment inaperçu lorsque l’enfant devient adulte. Pour ma part je cite très souvent des personnes célèbres qui sont ou auraient eu un profil avec difficultés particulières. Les enfants aiment penser qu’ils sont eux aussi un peu exceptionnels et ils le sont !
Difficile de garder confiance, mais l’enfant a besoin qu’on croit en lui. Saviez-vous que différentes expériences ont été menées et que des enfants avec une intelligence « standard » avaient obtenu d’excellents résultats parce qu’on les avait présentés comme des enfants très intelligents ? La confiance a un impact fondamental sur le fonctionnement du cerveau.

5-Souffrir d’anxiété de performance

L’enfant ou l’adolescent concerné par l’anxiété de performance est parfois un enfant avec difficultés d’apprentissage, c’est souvent un enfant à haut potentiel. Cet enfant ou adolescent est extrêmement exigeant avec lui-même, il ne fait jamais assez bien, il n’est jamais assez bon. Un 17/20, il est en larmes ! Il souhaitait la note maximum. Un 12/20 mais quelle catastrophe !  En dessous de la moyenne ? N’en parlez pas, il n’en dormira plus ! Alors imaginez si cet enfant est également dys, il travaille plus que les autres et n'obtient pas les résultats qu'il escompte, il en déduit qu'il ne travaille pas encore assez et/ou est un incapable.
Or ces enfants travaillent énormément, ils utilisent leurs compétences, leur intelligence. Si l’enfant a en plus des difficultés d’apprentissage, il fatigue beaucoup plus vite… A un moment M, quelles que soient ses facilités, cet enfant se trouve en difficulté, parfois il est déjà presque adulte… et il s’effondre ! Le pire est arrivé : l’échec.
Parfois bien avant l’anxiété de performance le paralyse chaque jour un peu plus, il peine à se concentrer, il dit qu’il ne se souvient pas, ne réalisant pas tout ce qu’il sait…

Pour l’enfant très (trop) perfectionniste, invitons-le à relativiser. Quels sont les résultats des autres ? A-t-il fait de son mieux ? Son résultat est-il si mauvais ?
Pas évident… Ces enfants tendent à nous répéter que nous pouvons bien dire ce que nous voulons, lui sait qu’il n’est pas assez bon… Dans ce cas rappelons-lui ses réussites et son humanité… rappelons-lui que nous l’aimons aussi parce qu’il n’est pas parfait, que la perfection n’est pas tenable et que ce sont nos failles qui nous rendent humains, attachants et plus performants !
En effet on apprend parfois plus en ayant testé une solution qui ne fonctionne pas et en s’adaptant qu’en ayant aucune difficulté. Le hasard tend à disparaitre lorsqu’on cherche la solution.
Alors, en cas d’échec répété, rappelons-lui  qu’Edison aurait dit qu’il avait inventé 1000 façons de faire une ampoule qui ne fonctionnait pas avant d’en créer une qui fonctionne. Un regard différent peut tout changer. On peut se voir en échec ou en mode essais-erreurs-réussites.
 
Un peu de relaxation peut être utile. 
Trois exercices sont à tester chez « Les défis des filles zen". 
Et sur Cultitalents, 5 pistes pour pratiquer du yoga.